Démarche RSE et communication interne

La démarche RSE est un véritable chantier qui doit être porté par l’ensemble des équipes. Sans l’implication des collaborateurs, il y a de fortes chances que la mise en place d’une telle démarche n’aboutisse pas. Il y a donc un véritable travail de communication et de mobilisation interne à mettre en place. Malheureusement, la RSE peine encore à s’étendre à tout le monde dans l’entreprise :

  • En France, 85 % des salariés ne se sentent pas assez impliqués dans la démarche RSE mise en place par leur entreprise ;
  • 8 % sont invités à intégrer la RSE à leur métier ;
  • 70 % sont prêts à s’investir davantage.

Un manque d’information, de sollicitation ou encore de visibilité des actions expliquent en parti ces résultats.

Les collaborateurs moteurs de la démarche RSE

  • 86 % déclarent s’intéresser davantage au sujet qu’il y a quelques années ;
  • 70 % sont volontaires pour s’impliquer davantage dans la RSE, et 2/3 sont prêts à proposer des idées pour nourrir la réflexion sur la RSE ;
  • 52 % de ceux déclarant ne pas être actuellement engagés dans la démarche RSE de leur entreprise sont prêts à être force de proposition.

La RSE est importante pour vos équipes

  • 45 % du panel pense que la RSE donne du sens au travail ;
  • 1 salarié sur 4 considère qu’elle permet de développer de nouvelles compétences, sortir du quotidien, travailler avec d’autres services…
  • 39 % sont motivés par le fait de contribuer à de grands enjeux qui dépassent le cadre de l’entreprise.

Le manque de communication

La communication est le fil rouge de votre démarche RSE

  • 59 % des salariés estiment ne pas être suffisamment informés de la politique RSE
  • Près de 50 % des moyens mis en place pour engager les collaborateurs dans la RSE sont descendants : newsletters, réunions d’information et affichage dans la majorité des cas.
  • 21 % des salariés sont associés à l’élaboration de la démarche, alors qu’une grande majorité (comme évoqué précédemment) se disent prêts à être force de proposition.
  • Les salariés qui ont bénéficié d’une « vraie » formation sur le sujet au cours des 3 dernières années y ont consacré moins d’1/2 journée pour 41 %, et d’une journée pour 17 %.

Impliquer et mesurer : la transparence

Les parties prenantes sont un élément essentiel de la RSE : elles seront toujours plus aptes à relayer vos démarches RSE si elles sont informées de ce que vous mettez en place. Les entreprises qui s’engagent dans une telle démarche, s’engagent aussi à être transparentes et ouvertes à l’échange envers leurs parties prenantes, et à les associer à leur création de valeur. Et c’est encore plus juste concernant vos équipes.

Cette transparence passe notamment par la mise en place d’indicateurs qui vont permettre de suivre des éléments importants comme :

  • les émissions de gaz à effet de serre de l’entreprise,
  • les arrêts maladie des collaborateurs,
  • l’écart des salaires entre les femmes et les hommes,
  • les heures de formation,
  • etc.

Ces indicateurs sont de plus en plus demandés par l’ensemble des parties prenantes.

Le regard des dirigeants sur l’impact interne de la RSE

80 % des dirigeants (de PME-ETI) se sentent aussi responsables du bien-être des salariés, de la vie sociale locale ou de la protection de l’environnement. Ils sont surtout d’accord pour dire que la RSE constitue un facteur d’engagement des salariés. Elle permet de fédérer les hommes, de créer de la confiance et de donner du sens.

L’impact de la RSE sur l’organisation interne

Selon la norme ISO 26000, considérée comme la référence internationale, la RSE est basée avant tout sur des principes : la redevabilité, la transparence, le comportement éthique, la reconnaissance de l’intérêt des parties prenantes, le respect de la légalité et des conventions collectives, le respect des normes internationales de comportement et le respect des droits de l’Homme. Mais aussi des domaines d’application dans l’exercice des activités internes d’entreprise :

  • Gouvernance : intégrer la RSE dans tous les processus de l’entreprise, développer une vision stratégique qui donne du sens, impliquer les collaborateurs dans les prises de décision, veiller à la diversité et la mixité dans la gouvernance…
  • Relations et conditions de travail : contribuer à la création d’emplois pérennes, favoriser la qualité de vie au travail, créer les conditions d’un dialogue social interne, établir une politique salariale transparente et équitable, développer les compétences des collaborateurs…
  • Environnement : éco-concevoir les produits et services, réduire la consommation d’eau et d’énergie, minimiser les pollutions et nuisances de tout type, développer la durabilité de vie du produit, réduire, valoriser les déchets, raccourcir les circuits d’approvisionnement et de distribution…

N’oubliez pas les 3 actions clés : clarifier, informer et impliquer 

  1. Clarifier pour rendre plus visible et lisible
  2. Informer pour mieux sensibiliser
  3. Impliquer pour mieux engager

Z’Est vous accompagne pour faire rayonner vos démarches RSE et QVT, vos actions de transformation. Une communication responsable et engagée, en cohérence et au profite de la confiance et de l’engagement de tous.

 

Sources :

 

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