DU GREEN… MAIS SANS LE WASHING !

Caroline TANSLEY, fondatrice de Agilink, a animé cette conférence dans le cadre de la SQVT Synergique 2020.

Cette article retrace ses mots, ses idées, ses priorités et actions concrètes, une vision passionnante et passionnée, découlant d’un titre qui parle de lui-même !

Greenwashing (aussi nommé écoblanchiment ou verdissage) : « procédé de marketing ou de relations publiques utilisé par une organisation (entreprise, administration publique nationale ou territoriale…) dans le but de se donner une image de responsabilité écologique trompeuse » > en bref, il y a la peinture, mais derrière, pas grand-chose…!

Le constat

La priorité aujourd’hui, c’est de se concentrer sur le temps qu’il nous reste, pour ne pas refaire que du « logotage », et de l’emballage.

Nous sommes dans un contexte particulier : on développe une conscience écologique, où chacun prend la mesure de son impact sur l’environnement. En effet, 72 % des français déclarent avoir accru leur intérêt pour l’écologie.

Une jeunesse qui pousse : la nouvelle génération est très impliquée dans cette prise de conscience, et au-delà, dans l’action.

Il y a ceux qui savent, qui seront là pour expliquer dans 30 ans, et veulent agir. Et ceux qui savent, qui seront là dans 50 ans, et veulent réduire !

Chacun veut faire sa part, et veut faire ses choix (citoyens, entreprises, associations, collectivités…). Ce dispositif de choix est en route, car dans les comportements il y a déjà aujourd’hui des consom’acteurs : ceux qui prennent leur décisions en fonction de ce qu’ils achètent, ce qu’ils consomment.

Quelle est la conscience écologique des entreprises aujourd’hui ?

Par où on commence ? Qu’est-ce qu’on entend derrière un modèle durable et profitable ?

OSER !

Oser agir, et oser lancer une transformation qui aura un vrai résultat. Faire prendre conscience pour rendre l’action possible, pour former, accompagner, et créer des passerelles entre les pratiques au travail, à la maison à l’école.

Quel que soit le secteur d’activité, les entreprises ont compris qu’elles doivent lancer leur transition écologique. Mais les grandes questions, qui freinent, restent : comment s’y mettre ? Comment s’y prendre ? Par où commencer ?

La Vision

La véritable action ne naît pas sous la contrainte : ce ne sera pas la réglementation qui fera bouger les lignes.

Bien sûr, il y a des personnes dédiées, des responsables RSE… mais ces personnes ont-elles la VISION ? Cette vision concernant l’écologie dans les entreprises ? Le plus souvent, non, elle n’est pas encore là.

Dans les visions que l’on construit, on cherche la rapidité, le court terme, et le retour sur investissement.

MAIS : quand on innove, on doit se tromper. On doit mesurer les impacts d’un nouveau modèle. L’impact sur les clients, sur les collaborateurs, sur l’attractivité de l’entreprise, sur la concurrence… Rester sur une recherche à un court terme rend le courage de l’action bien plus difficile.

D’où ce mot qui revient de plus en plus : OSER !

Transformer

Pour emmener des dispositif de transformation, il faut du monde. Des gens compétents et qui croient en leur projet. Des ressources, qui se dédient à ce projet. On les appelle les éco-ambassadeurs. Parfois, c’est le dirigeant (l’idéal !), parfois le RRSE… mais qui a souvent d’autres casquettes, et ne peut se dédier à ce projet…

Nous devons avoir de plus en plus de personnes qui comprennent que l’on est dans un dispositif dans lequel on ne peut plus continuer : comprendre que nous sommes dans un modèle qui ne peut plus se poursuivre ainsi.

Nous devons créer une économie qui prend soin de la planète, de ses habitants, et qui matche avec l’environnement ambiant.

La théorie du DONUT

Kate Raworth, économiste qui se consacre aux défis sociaux et environnementaux du 21e siècle, est l’auteur de « La Théorie du Donut, l’économie de demain en 7 principes ».

Comment allier les enjeux de justice sociale, aux enjeux environnementaux, pour orienter l’économie en faveur d’un développement durable et juste?

Les sciences naturelles ont défini les limites extérieures, « le plafond ». Pour Kate Raworth, la justice sociale permet de définir les limites intérieures, « le plancher ». Ces limites relèvent des droits humains, des besoins essentiels attachés à chaque personne pour assurer son épanouissement.

A partir du diagramme initial, entre les limites extérieures et intérieures, se dessine une forme bien reconnaissable… un donut. Au sein de celui-ci se trouve l’espace sûr et juste pour l’humanité, dans lequel peut prospérer une économie inclusive et durable.

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L’enjeu : mettre du green dans l’ADN !

Transformer en profondeur la chaîne de valeurs clients.

Mettez du green dans notre ADN, comprenant de vrais projets d’investissement qui transforment le modèle :

  • Donner du sens. Donner du sens à cette volonté, à ce projet, et le montrer aux consommateurs, aux clients… ce ne sera pas dur ! Car ils n’ont jamais autant attendu que l’entreprise agisse !
  • Y allouer des moyens. Avec un vrai budget, de vraies ressources, de vraies personnes.
  • Poursuivre dans la satisfaction client : c’est la valeur qui ne bougera pas ! La solidité de la relation client, le care, le prendre soin. C’est le maître mot de la relation client (prenez soin de vos salariés (de vos clients) et il prendront soin de votre entreprise / Steve JOBS). Mettre en route le changement AVEC nos clients.
  • Ne pas tomber dans la croissance verte : travailler dans un périmètre défini. L’idée de croissance peut difficilement s’intégrer dans cette transformation. Car on est dans le donut ! Le plafond est visible.

Comment on s’y prend ?

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1.Sensibiliser = comprendre.

Si on ne comprend pas, on a pas le sens. Si on a pas le sens, on a pas l’énergie d’agir. Expliquer, accompagner, sensibiliser, pour avoir de moins en moins de sceptiques, pour avoir des gens au courant, de personnes qui ont compris. Éveiller les consciences, c’est le travail de fond.

2.Agir

Agir, cela peut passer par Petit, par Tout de suite, par Pas cher… ces gestes que l’on a , à la maison, au travail, on peut les mesurer. Et une fois que les gens ont envie, on lance des défis !

Par exemple, « A vélo au boulot » ! Et ça marche, on met en mouvement, doucement.

3.La co-construction

C’est celle-là, celle qu’il faut faire, celle que l’on doit emmener dans les 10 ans à venir, car le mouvement est en route, et que seul on y arrivera pas ! Mais ensemble, c’est possible. Avec la co-constuction, on saura mettre en route un moteur de transition. Nous allons devoir oser, rester unis et solidaires, car il va falloir aussi se planter aussi !

C’est l’intelligence collective qui nous permettra de passer à l’action, concrètement.

Le déclic

  • Chacun a un impact sur la planète
  • Chacun est responsable
  • Chacun doit se rendre compte qu’on a le pouvoir d’agir

C’est la même chose pour les entreprises ! Avoir le déclic, prendre conscience, agir et co-construire.

Ce n’est pas plus compliqué en entreprise… on le rend plus compliqué en entreprise !

Eco-plan d’action 

Garder le meilleur des méthode projet : le suivi, l’agilité, le vivant.

Montrer aux gens que ce pour quoi ils se mobilisent a du sens, et que les moyens sont mis en place pour montrer qu’on va dans le bon sens !

Ce qui doit durer met du temps à se construire.

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Avec qui ?

  • Former, libérer les énergies, les talents
  • Créer des collectifs unis, solidaires uniquement guidés par le SENS
  • Entourer ces collectifs de personnes qui sauront les guider dans le COMMENT, la méthode et avec agilité et bienveillance : la tête et les jambes, ENSEMBLE !

Comment ?

  • Des méthodes qui privilégient le dialogue, la participation, la co-construction avec les collaborateurs, et l’enthousiasme !
  • Un accompagnement qui doit se définir sur-mesure pour chaque entreprise : opérationnel, concret, énergique et ciblé.
  • Des moyens, un budget investi pour disposer des ressources, des HUMAINS, et co-construire l’éco-plan d’actions suivi et durable, avec des objectifs clairs, validés et partagés. On devra faire des choix !

Et c’est possible, certains le font déjà !

Et Vous, c’est pour bientôt ?!

Qu’est-ce qui est déjà fait ?

Cette intervention a eu lieu dans le cadre de la Semaine QVT Synergique 2020, un événement digital et original organisé par Z’Est.

Un zeste de patience